Malgré la montée des programmes anti-droits des femmes et le recul des acquis durablement gagnés, Mwanamke Fund reste imperturbable et déterminé dans son combat de la justice climatique féministe, pour la santé de notre planète et le bien-être de nos communautés dans la région de grands lacs.
En effet, la COP30 sur le climat s’est tenu du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, au Brésil, avec pour objectif principal d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Cette conférence cruciale mettra l’accent notamment sur les nouveaux plans nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la concrétisation du nouvel objectif de financement climatique et la transition juste. Son emplacement en Amazonie permettra également de mettre en lumière les enjeux liés à la biodiversité et à la préservation des forêts.
La crise climatique est alimentée par des systèmes enracinés d’exploitation, d’extraction et d’inégalités qui concentrent le pouvoir et les ressources entre les mains d’une minorité privilégiée. Les femmes, les filles et les personnes de genres divers, particulièrement celles qui font face à de multiples formes de discrimination croisées dans les communautés en première ligne, subissent de façon disproportionnée le poids de ses impacts. Pourtant, elles sont systématiquement marginalisées des sphères de pouvoir, avec un accès limité aux ressources et aux espaces de prise de décision.
"C'est une question de justice, mais aussi un impératif stratégique pour une action climatique efficace", estime Mwanamke Fund.
Car le changement climatique n’est pas neutre du point de vue du genre. Ses impacts exacerbent les inégalités existantes. Les femmes et les groupes marginalisés se retrouvent en première ligne face aux déplacements de population, à l’insécurité alimentaire et à la perte de moyens de subsistance liés au climat.
Mwanamke Fund appelle les Parties à adopter un plan d’action transformateur pour l’égalité des sexes qui, grâce à des ressources adéquates, promeut les droits des femmes et des filles dans toute leur diversité.
"L’adoption d’un GAP ambitieux lors de la COP30 constituera un moment décisif de l’engagement mondial en faveur de l’égalité des sexes et de l’intégrité de la CCNUCC en tant que plateforme pour une gouvernance climatique multilatérale inclusive et fondée sur les droits", déclare madame Véronique Bulaya (Directrice de Mwanamke Fund).
Il est également urgent d’appeler les différents pays à revenu intermédiaire qui deviennent de grands émetteurs de gaz à effet de serre à prendre leurs responsabilités. L’engagement financier pris lors de la COP 29 s’est avéré insatisfaisant : il est essentiel que les gouvernements assument efficacement le financement annuel de 1 300 milliards de dollars jusqu’en 2035. Le Fonds pour les pertes et dommages doit être rendu opérationnel de toute urgence en garantissant un accès prioritaire aux communautés affectées. Un financement pour l’adaptation climatique transparent, équitable, accessible et efficace doit cibler des solutions climatiques intégrées, participatives et communautaires, en valorisant particulièrement les initiatives menées par les femmes.
En fin, Mwanamke Fund appelle les dirigeants mondiaux à saisir cette occasion cruciale et à réaffirmer que "l'égalité des sexes n'est pas une préoccupation marginale, mais un pilier central d'une action climatique efficace, inclusive et juste".
Chargée de Communication – Mwanamke Fund